"Soit ils appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe."

"Soit ils appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe."

Jeudi 4 mars à 17h au World Trade Center de Jarry avait lieu une réunion qui rassemblait beaucoup de dirigeants d’entreprises guadeloupéennes.

Qu’est ce qui s’y est dit ?

– Le conseil régional va mettre en place un « système » afin que les petites entreprises puissent obtenir des marchés publics. Une promesse souvent entendue et qui ne date pas d’aujourd’hui.

– Le maire de Baie Mahault propose des choses beaucoup plus concrètes pour les entreprises de la Zone Industrielle de Jarry. Des caméras de surveillance vont être mises en place. Il est possible que Jarry soit fermé à la circulation la nuit. Une pépinière d’entreprise va être créée afin d’accompagner les jeunes entrepreneurs porteurs de projet. Encore une fois, le maire de baie mahault montre son dynamisme.

– « Je ne veux pas vous raconter de carambouilles » dixit Monsieur Borelli, directeur de la Bred. « les entreprises qui n’etaient pas viables avant la grève ne seront pas sauvées par les banques, pour les autres nous avons des solutions d’aides ». Un entrepreneur dans la salle n’a pas l’air d’accord et le fait savoir. Il est vrai qu’on peut s’interroger sur la définition « d’entreprise viable » (ainsi que sur la définition de carambouille).

Dans le même temps, Elie domota déclare : » soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. » (la dépêche AFP)

Qu’est ce qu’on peut dire de la situation des entrepreneurs en Guadeloupe ?

Il faut y croire, très fort pour continuer à entreprendre en Guadeloupe. Tous les jours, on apprend une fermeture prochaine d’une entreprise, des licenciements ou de grosses difficultés pour les mois qui arrivent. En ce qui concerne les PME, aucune entreprise en Guadeloupe ne peut se targuer d’être en parfaite santé financière. Toutes ont dû prendre des mesures plus ou moins drastiques face à cette grève et ses conséquences.

Aujourd’hui, les entrepreneurs n’ayant pas signé l’accord Bino sont menacés par les syndicats et même directement par Elie Domota, de devoir quitter la Guadeloupe. Qu’elles peuvent être les conséquences d’une telle déclaration?

wtc_jarry_guadeloupe

Rédigé par: francis

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