L'accord Bino divise les entreprises de Guadeloupe

L'accord Bino divise les entreprises de Guadeloupe

L’accord Bino qui accorde 200€ de plus sur le salaire d’une partie des travailleurs guadeloupéens a mis à jour un phénomène naturel dans le monde économique : la rivalité entre les entreprises.

Oui, nous disons bien « entre les entreprises » et non « entre les syndicats », car depuis le début du conflit, il y a deux camps : les travailleurs et les chefs d’entreprises. Mais cette deuxième catégorie que sont les chefs d’entreprises est entrain de se fissurer.

Pas vraiment en fait, en réalité, elle n’a jamais vraiment été uni, même si le LKP a plusieurs fois fustigé l’ensemble du patronat, tout le monde sait bien qu’on ne pouvait pas mettre tous les patrons dans le même sac de la « pwofitasyon » … chose pas si évidente il y a quelques semaines !

L’accord Bino a donc été signé par des syndicats patronaux minoritaires et donc ne peut à priori ( si on suit la logique syndicale française ) pas être étendu aux autres syndicats comme le MEDEF et la CGPME qui sont eux considérés comme majoritaires.

Au delà du conflit entre syndicat de patron, conflit qui existe bel et bien en Guadeloupe. Le fait d’être dans le camp des signataires de l’accord est utilisé par certain comme un argument marketing. « Venez chez nous, nous payons nos salariés 200€ de plus ». Est ce de la pwofitasyon … ou pas de la pwofitasyon … de toute manière il va bien falloir trouver l’argent quelque part, autant que cette augmentation de salaire serve l’entreprise … aussi !!

Pas plus tard qu’aujourd’hui, le directeur général du supermarché Boisripeaux s’étonne que ses confrères des autres enseignes ne se soient pas présentés à 16h aux négociations sur la baisse des prix dans les grandes surfaces. Coup de pub ? Dur à dire, les autres dirigeants de supermarchés avaient annulé à 14h … sans prévenir leur camarade de Boisripeaux apparemment.

Pour conclure, guerre des syndicats ou pas, guerre des entreprises ou pas, l’économie guadeloupéenne ne serait survivre bien longtemps encore si tous les entrepreneurs ne grandissent pas ensemble pour imaginer une nouvelle économie pour la Guadeloupe. On l’a bien compris « l’économie de comptoir » est finie, se battre pour prendre la place de l’autre ne servirait à rien. Il faut rebatir … à vous de voir si on repart sur de l’existant ou sur des cendres.

Edit 4 mars 2009 :

Dans un mail reçu aujourd’hui

« Nous avons reçu ce jour une preuve de la « pwofitasyon » et nous pensons qu’il est de notre devoir, à tous, en tant que citoyens consommateurs de boycotter nous même les profiteurs.

Ainsi par exemple, merci de regarder de près l’évolution du prix d’un produit de première nécessité, le lait Nido 900gr pour bébé entre le 21 janvier 2009 et le 08 février 2009
dans les établissement « BOISRIPEAUX »de 9,50 € à 17,01 € = +79,05 % en 15 jours »
Rédigé par: francis

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